Les excès alimentaires

Au secours ! Les fêtes arrivent … comment pouvons-nous gérer les excès alimentaires que nous allons tous faire durant cette période ?

Nourriture en excès

Quelle que soit la période de l’année, il nous arrive à tous de céder à la tentation :

  • Anniversaire,
  • Fêtes de Noël,
  • Réussite à un examen,
  • Parfois même, sans raison apparente, juste par envie…

Dans ces périodes, il nous arrive  commettre quelques excès alimentaires, plus ou moins importants et avec plus ou moins de conséquences ; Par ailleurs en période de régime alimentaire nous risquons même d’en éprouver une certaine culpabilité.

Nous allons étudier dans ce billet en quoi consistent les excès alimentaires et quelles sont leurs conséquences sur l’organisme.

Nous allons ensuite nous focaliser sur les excès ponctuels et déterminer comment « abuser raisonnablement » pour en limiter les conséquences.

Effets des excès alimentaires

Définition

Nous considèrerons dans la suite qu’un excès alimentaire est la consommation d’une grande quantité d’aliments riches en glucides et / ou lipides et ce, en très peu de temps.

Comme nous l’avons évoqué dans cet article, en réaction à une absorption d’aliments riches en glucides, le pancréas libère de l’insuline afin de stocker le surplus de sucre présent dans le sang.

Pourquoi des excès ?

Lorsque nous mangeons sainement et de façon équilibrée, notre cerveau sécrète une petite quantité de dopamine, l’une des hormones du plaisir. Manger une grande quantité d’aliments riches en graisses et en sucres va entrainer la sécrétion de taux extrêmement élevés de dopamine. Des envies importantes et répétées de sucres ou d’aliments riches sont une manifestation d’un effet de « manque » de notre cerveau qui demande sa dose de dopamine pour atteindre de nouveau un sentiment de satisfaction.

D’autres hormones interviennent

Les excès alimentaires vont également entrainer la production d’adrénaline et de cortisol, des hormones du stress ayant des effets stimulants. Ainsi après un excès le mangeur va ressentir un bref regain d’énergie marqué par une augmentation du rythme cardiaque et de la sueur, suivi d’une période de léthargie accompagnée d’un état d’irritabilité tandis que les niveaux de glucose sanguin chutent rapidement.

Une autre raison fréquente

S’alimenter de façon consciente et manger de façon compulsive sont deux activités incompatibles : Dans un cas on prend le temps de goûter chaque aliment, de le mâcher et de l’ingérer tranquillement tandis que dans l’autre, il s’agit simplement de se remplir de façon quasi-mécanique.

Selon une étude publiée par l’American Psychological Association, les personnes qui s’alimentent de façon compulsive auraient recours à ce mécanisme afin d’éviter la conscience de soi.

Conséquences à court terme

Les excès alimentaires ont également des effets néfastes sur les organes internes : Alors que le corps subit des fortes hausses et baisses de glycémie et donc d’insuline, le système immunitaire peut s’affaiblir pendant près de 24 heures suivant un épisode d’excès.

Conséquences à moyen terme

L’appétit est régulé par 2 hormones :

  • La ghréline ou hormone de l’appétit est une hormone qui indique au corps qu’il est temps de s’alimenter ;
  • La leptine ou hormone de satiété indique au corps qu’il est rassasié.

Des études ont démontré que les personnes souffrant de compulsions alimentaires peuvent devenir moins sensibles à ces hormones. Ainsi les victimes régulières d’excès alimentaires éprouvent de plus en plus de difficultés à distinguer la véritable faim, qui est un besoin d’alimentation, de la compulsion, qui est seulement une envie d’alimentation.

Conséquences à long terme

Nous allons en parler un peu plus loins dans ce billet, cependant la principale conséquence des excès alimentaires est la prise de poids. Celle-ci ne sera pas immédiate mais va durer aussi longtemps qu’il y a des abus ; ainsi la difficulté à gérer la sensation de faim ne fera qu’alimenter cette spirale négative.

Le sommeil

Les excès alimentaires requièrent des efforts importants de la part du système digestif, ce qui peut troubler la qualité :

  • de l’endormissement : lourdeurs d’estomac, chaleur, inconfort…
  • du sommeil nocturne : reflux gastriques, soif, cauchemars…

Gérer des excès alimentaires ponctuels

L’effet cumulé

L’effet cumulé a été décrit par Darren Hardy dans son livre du même nom :

En résumé, Darren Hardy nous explique que dans la vie la plupart des résultats ne sont pas obtenus par une seule action spectaculaire mais plutôt par le cumul de petites actions, répétées maintes et maintes fois. Par exemple, aucun sportif n’a obtenu une force ou une dextérité particulière après une seule séance d’entrainement. Aucun homme d’affaires n’a construit sa fortune et sa réputation sur un seul contrat. Aucun acteur n’a acquis sa célébrité après n’avoir joué que dans une pièce de théâtre ou un seul film…

Nota bene : Ce livre est une véritable mine d’informations qui vont très au-delà de l’aspect alimentaire et qui s’appliquent à tous les domaines de la vie personnelle et professionnelle. Je ne saurais trop vous recommander d’y jeter un oeil…

L’effet cumulé appliqué au régime alimentaire

Dans le cas de la prise de poids il en va de même ; personne n’a jamais pris ou perdu du poids de façon importante à la suite d’une seule action unitaire. Il s’agit de processus au long cours, qui s’inscrivent dans la durée.

La raison en est assez simple : le corps humain n’a pas la capacité de synthétiser — ou de consommer — une quantité de graisse importante chaque jour. On estime cette quantité à quelques dizaines de grammes, jusqu’à environ 150 g au maximum.

Nous pouvons en tirer plusieurs conclusions :

  • La prise de poids est toujours le résultat de mauvaises habitudes répétées durant des jours, des semaines, des années ;
  • Un abus alimentaires portera moins à conséquence — en termes de prise de poids — s’il est limité dans le temps voire ponctuel. Bref, paradoxalement et sans aller jusqu’à se rendre malade il vaut mieux festoyer durant une journée que durant une semaine, il vaut mieux finir une boite de chocolats rapidement qu’en manger 2 ou 3 par jour pendant plusieurs semaines…
  • A contrario, quelqu’un qui perd 2 ou 3 kilos par semaine ne perd certainement pas que de la graisse : Il s’agit sans doute principalement d’une perte d’eau et de masse musculaire, d’où l’intérêt de conserver une activité physique lorsqu’on veut perdre du poids.

Conclusion

Vous savez maintenant qu’un abus occasionnel ne porte pas à conséquences importantes à condition de respecter certaines règles, la principale étant de limiter les excès dans le temps.

Craquer de temps en temps est humain, ce n’est pas grave à condition de cela rester exceptionnel et court.

Alors, je ne peux que vous souhaiter une perte de poids maitrisée et raisonnée et … Adieu les kilos !

Fleur

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